28 °C Yaoundé, CM
septembre 20, 2020

31 femmes du cinéma camerounais : Marie Stéphanie Adjonj, l’irrésistible percée

L’actrice camerounaise mène sa carrière à un rythme effréné, tournant une dizaine de films par an.

Marie Stéphanie Adjonj est une comédienne qui fascine. Son talent et son tempérament font d’elle une actrice phare du cinéma camerounais. Elle se retrouve dans le 7e art par le fruit d’une rencontre fortuite. « J’étais en classe de seconde A4 Allemand au Collège ISDIG, de Mballa II à Yaoundé. Thierry Ntamack m’aborde un jour, pendant la pause et me propose de faire partie de sa troupe », indique-t-elle. Elle répondra favorablement à cette proposition du cinéaste camerounais, alors en pleine construction de sa carrière. Ensemble, ils écumeront les salles de spectacles des établissements scolaires de la capitale. Le temps d’une année, la troupe se rendra  au Lycée général Leclerc, au Collège François Xavier Vogt, et au Collège de la Retraite.

Cinq ans plus tard, elle décide de se lancer dans le cinéma. Marie Stéphanie Adjonj participe à un casting et est retenue pour un rôle de figurant. Elle sera alors très vite remarquée. L’actrice incarnera des rôles dans des dizaines de films. On compte à son actif : «Le colis 1», «Ex-Silence», «Papa à tout prix»,  et «Ami de Dieu ami du Diable» de Parfait Zambo,   «Mes papiers» de Jean- Marie Nnengue Ottou, «Cauchemar vivant» et «Manipulations Fatales» de Blaise Ntedju … Cette série diffusée sur Canal 2 la révèle d’ailleurs au grand public après environ 10 ans de carrière. Capable de se réinventer dans chacun de ses rôles, elle passe d’un style à un autre avec aisance. De la prostituée dans «Orly» de Francis Téné-K à l’épouse attentionnée et dévouée dans  «Cauchemar vivant», cette originaire du département du Haut-Nyong, dans  la région de l’Est ne recule devant aucun rôle. Son expérience de doublure de l’actrice principale Mouna Ndiaye dans «L’œil du cyclone» du Burkinabé Sékou Traoré, Ecran du meilleur film africain à la 19e édition du Festival Ecrans Noirs, reste son plus beau souvenir.

Déterminée, cette esthéticienne de formation n’hésite pas à prendra part à toutes les formations en jeu d’acteur qui s’offrent à elle. Perfectionniste, Marie Stéphanie Adjonj s’identifie l’actrice nigériane Généviève Nnaji, son idole. Les photos de cette dernière tapissent d’ailleurs son mur Facebook.

Elle a su mener sa carrière à un rythme effréné, tournant une dizaine de films par an.  Cette dévotion pour le cinéma ne sera pas sans conséquence sur sa vie familiale. Difficile pour la mère de deux filles de gérer son foyer et les différents plateaux de tournages. Entre retour à des heures tardives à la maison et déplacements dans d’autres villes du pays pour les besoins de tournage, sa vie de couple en prendra parfois un sacré coup.  Aujourd’hui, ses filles ont grandi et prennent désormais soin d’elles, ce qui permet à leur maman de vaquer à ses différents plateaux. L’actrice n’a pas fini de faire d’elle.

Articles en relation

31 femmes du cinéma camerounais : Yolande Ekoumou Samba, une tête bien faite derrière la caméra

On ne saurait parler des séries camerounaises sans citer la réalisatrice de « Le revenant », diffusée entre 2001 et 2002 et de « Ntaphil » diffusée en 2005 sur la CRTV. Yolande Ekoumou Samba, puisqu’il s’agit d’elle, a marqué la génération 80-2000 à travers ses œuvres cinématographiques à succès qui agrémentaient les soirées des téléspectateurs de la […]